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 Mémo sur le Mont Saint-Michel...

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Lord Lol
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MessageSujet: Mémo sur le Mont Saint-Michel...   Mémo sur le Mont Saint-Michel... EmptyMer 28 Mar - 16:56

*Le seigneur des lieux revenais d'un entretient avec Chang-Shi, il semblais d'humeur appaissé. Lord Lolliad appostropha une des âmes perdu du Mont Saint-Michel et exiga a celle-ci de réciter une lettre que sont Bellatores lui avais donné*

*Un visage pouvais être appercu un peu partout sur le Mont Saint-Michel, un visage simple et sympathique. Ce visage possèdais une voix douce et féminine, son élocution étais incroyable, les mots coullais de sa bouche tel une rivière circule entre deux rives.*



Périple d'une nouvelle vie...

Ce périple débuta avec la rencontre des Vistanis, une troupe de tziganes voyageurs. Ces nomades voyagent de manière typique, en petites familles tissés serrés. Quelques wagons tirés par des chevaux puissants leur servent de caravane, et il y réside avec eux une vielle femme, sans doute tireuse de cartes ou voyante. Nous les attendions sur la plage du Mont Saint-michel, et ils arrivèrent par les brumes. Ils semblent que ces gitans possèdent la capacité exceptionnelle de voyager par les brumes, qui s’entassent autour d’eux comme un voile protecteur. Une fine musique de violon les accompagnent lorsqu’ils voyagent ainsi. Il semble, de mes déductions, que le son mélancolique et triste des violons éloignent suffisamment les brumes pour que les Vistanis puissent voyager sans être attaqués par leur moyen de transport. Nous fîmes entassés dans le dernier des chariots, et leur marche débuta. Je ne pus calculer combien de temps passa alors que nous marchions dans les brumes. Je vis de mes yeux propres ce qui semblait être une main, des cheveux, un pied se glisser le long du wagon… Mais tout ceci était de brumes épaisses. Le vampire parmi nous n’a ressenti aucune fatigue, et nul ne pouvait faire autrement que d’attendre, tristement, écoutant les pleurs du violon. Après un temps indéterminé, le gitan en chef nous fit débarquer a la base de la montagne que l’on devait traverser pour atteindre la cité de Rose, la populaire voleuse qui s’est jointe à notre assemblée. Ils quittèrent, et nous fûmes hypnotisés par la musique. Nous n’avons pu rien faire d’autre qu’attendre que la musique s’éteigne au gré du vent, et nous prîmes la route vers la montagne.

Guidés par Raven, le chemin pris au travers des montagnes fut une marche déprimante et lourde. Le sol est couvert de suie et de cendres. L’air est lourd avec des polluants tel le souffre, le sulfure et d’autres odeurs nauséabondes. Mise à part quelques carnassiers, seuls les cadavres desséchés résident le long de cette route sinueuse et dangereuse. Les corps mutilés n’ont pas été tués par nécessité, mais bel et bien par plaisir ; les blessures sur les cadavres mutilés indiquent des morts lentes, souffrantes.

Après la seconde journée, un ver immense a été rencontré. Le mot immense ne donne pas le sens réel à la taille indescriptible de cette chose. Sa masse difforme put cacher le ciel si la bête l’aurait souhaitée. La voir ce mouvoir, c’est comme observer une montagne semi-liquide sillonnant au travers des sommets de cette chaîne de montagne. Un amas de centaines de bouches horribles, chaque gueule béante dentée de milliers de crocs acérés. Une chair caoutchouteuse, de mélanges de couleurs non-naturelles, des veines aussi massives que des arbres adultes croisant ici et là le long du physique difforme. De près, l’on peut observer des formes dans les veines et la chair de cette bête hideuse, comme si les victimes n’avaient pas encore été digérés complètement. De chaque pustule jaillit un liquide acide, pétrolier, qui empoisonne tout ce qu’il touche. Mille voix cacophoniques hurlèrent ensemble lorsque le monstre fit savoir sa présence. Son sens d’ouïe est basée sur les vibrations terrestres, car la chose ne possède pas d’yeux, du moins pas les yeux auxquels nous sommes habitués à voir. Le plus horrible dans tout ceci, c’est que cette monstruosité… Est un gardien. Un protecteur. Car ce qui habite la vallée est d’autant plus horrible... Il est nécessaire qu’une telle chose existe pour les garder pris, pour les forcer à rester dans leur prison. Nous avons pris la fuite devant le ver géant, causant une distraction avec un tremblement de terre non loin de la base de la créature.

Après ces deux jours d’escalade entre des pics montagneux dangereux, un petit village misérable fut découvert. Seulement, les cent six habitants du village de la montagne verte ne sont plus ; trois arbres grotesques furent formés à partir des villageois. Je ne vous décrirai pas ici l’abomination de ce boisé de chair et de sang, mais suffit de dire que le cœur le plus froid et lourd d’entre nous n’a pu s’empêcher de sentir son courage le fuir. Le plus horrifiant est que pas tous ont été sacrifiés ainsi ; une jeune femme d’onze ans, muette par le traumatisme, a survécu au carnage. Victime d’agressions dont je n’ose décrire, elle était paralysée devant cette scène depuis plusieurs jours déjà. Je l’apportai avec moi afin d’en prendre soin. Nous quittions donc la ville, avides de vengeance envers ce crime monstrueux contre tout ce qui est bien et bon en ce bas monde.

Passé par la route creusée à même le flanc de la montagne, nous sommes arrivés dans la vallée troublante. Des arbres incroyablement larges mais courts en hauteur, comme des espèces de bonsaïs mutants, forment une forêt dense autour de la cité. Leurs troncs sont noirs comme la nuit, leurs feuilles mortes d’automne étaient des tapis feuillus sous nos pieds. Du pied de la vallée nous avons pu apercevoir une cité, si un tel mot peut être utilisé. Tel une peinture d’horreur, cette cité s’étend sur exactement cinq cent mètres de tout côté, formant un cercle parfait. Seulement, une montée continue d’habitants ont forcée les architectes de former des cités sur des cités, toujours en diminuant la taille de chaque étage, afin de permettre la construction. Les six premiers étages (le terme est large, car chaque étage est de plusieurs centaines de mètres de haut) sont aussi noires de suie que tout le reste de ce paysage désolant. Le septième et dernier étage est d’un blanc immaculé. De la distance d’ou nous étions, nous vîmes des étendards massifs pourtant l’image suivante : Une jeune femme, touchée de folie, la gueule béante, avec des centaines de bras étirés tentant de quitter sa bouche étirée. Blanc sur noir. Un blason monstrueux.
Lorsque nous sortîmes de la forêt tordue, nous arrivâmes dans un champ de citrouilles. Le champ de citrouilles était massif, et particulièrement épais. Il était très particulier que des citrouilles entourent une ville de manière aussi égale en tout sens. Comme si une barrière orange au sol gardait la ville entassée, au tel point que de loin la ville ressemble à une immense spirale noire s’élevant vers le ciel. Comme une griffe couverte de suie tentant de déchirer les cieux. Les citrouilles sont particulièrement caoutchouteuses, ayant vu un cheval de trait piler directement sur l’une d’elles, pour la voir reprendre forme après que le sabot massif (anormalement massif) de la bête se souleva. Rose goûta à l’une d’entre elles, et je vais vérifier pour m’assurer que ces légumes grotesques ne soient pas empoisonnés. Dans le champ orange, des travailleurs massifs bûchèrent les arbres noirs, tandis que des chevaux de trait trop gros pour être naturels attendaient avec un calme inexplicable, ignorant le bruit horrible des haches qui abattaient le bois. Les bûcherons étaient d’une force prodigieuse ; quelques coups étaient suffisants pour détruire une partie des arbres particulièrement résistants. Les arbres, repoussants au début, semblaient comme le ver géant ; des protecteurs.

Arrivés au pont-levis gigantesque de la ville fortifiée, nous nous sommes approchés du garde à son travail. Les six autres jouaient aux cartes ensemble. Aucun d’entre eux ne possédaient des qualités physiques digne de mention. Des mentons trop courts, des arcades sourcilières descendues, des crânes mal formés… Et pourtant, un jeune homme passa avec une beauté déconcertante. Comme si dans la masse grouillante de formes presque hideuses, quelques individus possédant une beauté hors du commun firent apparition. Mais il y a un détail que chaque habitant possède ; les yeux. Tous ont des yeux d’un bleu électrique, facilement reconnaissable dans une foule. Des yeux hypnotiques, fascinants, clairement venus d’un autre monde. Le garde nous expliqua que la cité n’a pour nom que « la ville », car c’est la seule ville selon lui dans les environs. Nul d’entre eux ne semblaient être au courant du village décimé a quelque distance de là. De plus, il nous expliqua leur monnaie, nommé « dollar », un espèce de note de banque numérotée. Nous fûmes acceptés à l’intérieur après avoir payé la taxe d’entrée avec une petite poignée de cristaux donnés par Rose. Le garde sembla fasciné par les cristaux, il ne put s’empêcher de toucher chaque cristal avec sa main nue. Répondant à nos questions, il nous fit savoir qu’au second étage il y avait une auberge. Au troisième, des médecins. Au cinquième se tenait une bibliothèque publique. Le dernier étage était le château de la famille royale de la Ville. Nous entrâmes dans cette antre malodorante et couverte de suie.

De l’intérieur des murs, la cité était encore plus repoussante. Les maisonnées hautes et courtes semblaient tel des tourelles de mauvaise construction, entassés les unes sur les autres. Des rues mal formées, des toits se pressant ensemble… Une grande route principale partait du pont-levis en spirale pour encercler chaque étage, montant jusqu’aux portes massives du dernier étage, d’un blanc quasi-insultant. La ville était comme une usine géante, des machines monstrueuses écrasant les arbres coupés en copeaux, afin de remplir les douves.

Je quittai le groupe afin de trouver un guérisseur pour la rescapée du village de la montagne verte. Kurosaki et moi passèrent dans les ruelles du troisième étage afin de trouver une personne capable de vérifier la santé physique de la fille. Nous entrâmes dans une maisonnée ou une affiche extérieure, couverte de rouille, présentait le titre de « Docteur ». Une rousse aux yeux verts et à la beauté déconcertante se présenta à nous, habillée d’un tablier couvert de sang et de long gants noir de cuir. Elle fit asseoir la jeune fille et l’examina. La guérisseuse me donna une petite fiole rempli d’un liquide rosée, étiquetée « pénicilline ». La note fut payé, et nous quittions rapidement la salle. Kurosaki remarqua les peintures le long du couloir d’entrée ; chaque personne était d’une sévérité inutile, exagérée. Aucun sourire, aucune joie de vivre. La docteure semblait tout aussi blasée que chaque habitant que nous avions croisés jusqu’à date. Quittant la maison, nous retrouvions le groupe. Olaf m’expliqua que ces êtres possédaient tous une force surnaturelle (une enfant, aussi frêle que la fille que je portais, avait déplacé une marmite de fer forgé si lourde que même Olaf n’aurait pu la déplacer. Elle l’a fait avec facilité, sans effort apparent).

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Lord Lol
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MessageSujet: Re: Mémo sur le Mont Saint-Michel...   Mémo sur le Mont Saint-Michel... EmptyMer 28 Mar - 16:56

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Le groupe s’est présenté à l’auberge du second étage, connu sous le nom du Ventre du corbeau. Ils s’assirent à une table, et le tavernier leur suggéra soit le ragoût, le bouillon ou un plat différent. Alors qu’ils attendirent leur repas, une femme entra avec un garçon. Elle marchait avec lui en lui tenant la main, comme une mère attentive marcherait avec son fils. Le tavernier alla à leur rencontre, et ils discutèrent pendant quelques instants. Ensuite, une lisière de billets fut donnée à la mère, et elle lâcha la main de son enfant. L’aubergiste l’approcha du comptoir, et y souleva la portière. Le jeune homme, visiblement nerveux, regarda sa mère. Elle lui sourit, et le regarda alors que le tavernier le pointa vers les cuisines. L’enfant y entra, et la mère quitta, satisfaite. Après leur repas, Olaf demanda en blaguant si le garçon serait le souper. L’aubergiste, de tout le sérieux au monde, lui dit qu’il serait le souper du lendemain. Rose en fut malade, et l’aubergiste d’un ton nonchalant expliqua que sous ordre de la couronne, nul enfant n’avait le droit d’atteindre seize ans pour empêcher une explosion de population. Tous quittèrent en hâte l’auberge, et nous fûmes réunis à ce moment. Danube suggéra une rencontre avec cette famille royale.
En marchant vers le cinquième étage, nous vîmes d’une allée un ouvrier qui, pris de colère envers un baril qui tomba pour la troisième fois, anéantit ledit baril d’un revers de main. Il ne resta que quelques poussières après son coup.
Nous entrâmes dans la bibliothèque, ou une vieille créature dotée d’une corne pour l’écoute nous interpella. Nous lui avons expliqué notre présence, et il (ou elle, aucun trait extérieur n’était assez apparent pour oser deviner un sexe) nous escorta jusqu’à la bibliothèque proprement dite. Elle était de petite taille, mais d’une hauteur vertigineuse. Voulant en savoir plus sur le peuple avec lequel nous avions affaire, Nous nous sommes empressés de trouver un livre sur ce peuple. Les Tanariens. Ce livre fut écrit par un vampire d’un âge très ancien, qui semble avoir habité avec ce peuple sur de longues années. Il explique que ce peuple est ancien, trop ancien pour savoir leur origine. Leur histoire est entremêlée avec celle des portails magiques parsemés sur ce monde, et avec ceux qui les ont crées. Mais des détails plus pressants ont attirés notre attention. Prisonniers de cette vallée par ce ver et cette forêt (voir même le champ de citrouilles qui les entourent), ce peuple a dû construire leur cité en hauteur, par manque d’espace. Craignant un désastre, leur famille royale fit un décret interdisant dorénavant que toute progéniture survive jusqu’à l’âge de seize ans. Ils parlent explicitement de seize ans car c’est l’an ou les capacités prodigieuses des Tanariens font surface dans leurs enfants. Jusqu’à cet âge fatidique, ils sont des enfants on ne peut plus ordinaires... Sauf pour les yeux qui distinguent les Tanariens. Les habitants dotés d’une beauté au-dessus de la moyenne sont des descendants directs de la famille royale.

Près du recueil étaient deux statues, taillés avec grand soin dans un marbre inconnu. Comme le reste de l’art répugnant de cette cité, elle ne nous avait guère attiré. Cependant, maintenant que l’on lisait de plus en plus sur la famille royale, elles avaient une importance plus grande. L’une était d’un homme grand, habillé noblement, le haut de la tête dégarni et les cheveux en auréole attachés derrière la tête en queue de cheval. Un air sévère, presque cruel. Et a ses côtes, une fille d’environ huit ans. Des lambeaux de vêtements sur son corps qui était penché par à l’envers. Elle semblait se tenir sur les mains et les pieds ainsi, dans une locomotion grotesque et défiant toute logique corporelle. Ses yeux révulsés semblaient indiquer une folie à peine contrôlée. Sa tête était inversée, voulant dire que son cou avait tordu un demi-tour complet, et elle « regardait » droit devant elle. Sa bouche, horriblement béante et large, son visage tordu par la colère et la douleur… Cette image troublante m’était familière. Oui, c’était bien le blason que portait chaque garde en uniforme, et chaque étendard qui flottait au vent sale et puant autour de la ville. Nul ne possède le droit de dire le nom de la reine, mais le roi se nomme (insert name here).

Mais un autre secret encore plus sombre fit surface lorsque la page fut tournée. Le vampire narrateur expliqua par après en détail ce qui rend cette cité aussi dangereuse. Chaque Tanarien doit se nourrir d’énergie magique, de force invisible que la simple nourriture ne peut leur offrir. Ils deviennent donc naturellement des armes contre les créatures surnaturelles, car ils se nourrissent d’énergie. Mais quand aucune créature surnaturelle ne se présente… Le cannibalisme envers leurs enfants s’explique encore plus, et le piège cruel de leur souffrance devient encore plus évident. Ils tuent leurs enfants pour survivre, et les mangent pour subsister. Cette révélation nous prient tous de court, et il nous a fallu un moment pour continuer. Je théorise que cette population blasée est victime de cette prison éternelle, et de la connaissance qu’il leur est nécessaire d’absorber de l’énergie pour survivre. Et comme qu’ils ne possèdent aucune mine de cristaux… Leurs jeunes doivent suffire. Comment garder quelconque émotion sachant que d’ici peu, un enfant sans défenses sera un repas? Qu’il leur est pratiquement impossible de quitter la vallée? Je possédais en entant une répulsion envers ces créatures infâmes… Mais maintenant je me retrouve a ressentir une sympathie à leur égard, mélangé de tristesse et d’incompréhension. Étant moi-même immortel, je ne peux qu’imaginer ce que je serais devenu dans une situation similaire. Puis-je réellement les détester pour ce qu’ils sont? Et pourtant… Avec leur âge, leur expérience.. N’y a-t-il pas d’autres solutions que ce cannibalisme répulsif?

La lecture continua… La suite était d’autant plus horrifiante. Lors des trois soirs de la pleine lune, les Tanariens quittent leur amorphie psychologique et deviennent des êtres d’horreur de destruction. Durant la nuit (et seulement la nuit), ils perdent toute forme de contrôle et tuent, violent, et détruisent. Ils ne s’attaquent pas entre eux, étrangement. Ils se sentent malgré tout, et se fient sur leurs sens pour se diriger vers les lieux les plus lumineux et bruyants. Les mortels leur sont particulièrement alléchants durant ce temps… Comme jouets, ou comme victimes de jeux cruels. Le carnage subvenu au village traversé il y a un jour devint éclairci, alors que les seuls traces (d’une seule et unique paire d’empreintes) revenaient dans cette ville. Soudainement, le groupe se paralysa ; nous entendîmes une cloche retentir cinq coups, qui résonnaient partout dans la ville.

Plus que deux heures au plus avant le coucher du soleil.

Un soir de pleine lune.
Il nous fallait agir rapidement. Le groupe entier quitta la ville en suivant le chemin, alors que je demandai à Danube de veiller sur la jeune fille qui nous accompagnait. Raven et moi avons monté en hâte le long chemin jusqu’à l’étage final, le château royal. Nous avons fait la demande d’une audience avec ses majestés, lorsqu’il leur serait possible. Le garde royal m’expliqua que notre demande fut pris en note, et qu’une réponse nous serait amené au Mont.

Quittant en toute hâte, le groupe s’était rassemblé près du pont-levis. Avant de quitter, une dernière scène d’horreur se présenta devant nous. L’un des gardes s’était emparé d’une femme mortelle, et s’apprêtait à l’agresser publiquement. Elle se laissait faire par peur, son corps penché par-dessus un petit parapet, qui menait directement vers l’une des séries de lames déchiqueteuses d’arbres dont les ouvriers utilisaient. Le garde était penché par dessus la pauvre. La femme avait les yeux remplis d’eau, mais se refusa de pleurer, alors qu’elle semblait choisir quelle souffrance vivre ; cet abus physique, ou la mort brève et souffrante des lames a un mètre sous elle.

Olaf tenta de plaidoyer avec le garde, lui offrant de l’argent pour les services de la mortelle. Il n’arrêta pas.

Je n’en pouvais plus. Je lui ai ordonné de la lâcher. Après ces multiples distractions, il lâcha prise et se leva pour me fixer, droit dans les yeux. À cet instant Kurosaki s’empara de la femme et suivit les traces du crabe. Le garde n’a même pas regardé pour savoir ou était sa victime. Il me demanda mes papiers, et je lui donna la croix que Lolliad Gông m’offrit. Après avoir identifié l’objet, il me fit l’avertissement que la prochaine fois qu’il serait dérangé dans l’exercice de ses fonctions de la sorte, ça serait la mort. J’ai rétorqué que toute vie méritait d’être respecté, et ce n’était pas ni son poste si son ethnie qui l’excusait d’agir de la sorte. Après un long regard, je quittai.

« Six heures! Fermez le pont-levis! » dit le capitaine des gardes, alors qu’un jeune, le même qui nous avait accueilli initialement, lui demanda à voix haute s’il pouvait dormir à l’extérieur cette nuit. Le capitaine rétorqua qu’il connaissait les lois, et que nul ne pouvait dormir hors de la cité à la tombée de la nuit. Le garde, nommé Peter, accepta en grommelant. Nous vîmes l’immense pont-levis se relever jusqu’à ce qu’elle ferme totalement… Et je remarquai à ce moment que l’entrée était telle une grande bouche… Et que maintenant, horrifié, je compris l’image sur les étendards…

Des centaines de bras étirés tentant de sortir de la gueule béante de la jeune femme aux yeux révulsés, noir sur blanc.

Rose, n’en pouvant plus de tout ce qu’elle avait vu, pris de l’avance sur nous et appela les Vistanis, qui virent en hâte la récupérer. Lorsque nous sommes allés la rejoindre (elle avait oublié le sifflet sur le sol ou les brumes fermaient derrière le dernier chariot), elle semblait aller mieux. La ville natale de Rose est un lieu de rassemblement de voleurs, espions, roublards et gredins. Nous n’avons pu rester très longtemps, car l’assemblée se fera bientôt.

Je compte retourner à cet endroit, car leur bibliothèque est d’une taille et d’un âge incroyable. Ils possèdent un puits de connaissances vaste et profond, et leurs livres sont présentés pour tous, tant qu’aucun vol n’est commis. Je ne sais trop comment la rencontre avec le roi et la reine de cette ville grotesque se passera, mais je tenterai mon mieux pour les comprendre et, s’il est possible, de leur porter assistance. Mais je ne réussirai pas seul.

Chang-Shi.
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Selania
Invité



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MessageSujet: Re: Mémo sur le Mont Saint-Michel...   Mémo sur le Mont Saint-Michel... EmptyMer 28 Mar - 18:58

Selania qui avait écouter au complet, se mis a vomir dans la place et quitta promptement, sanglotantes.
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Ael
Invité



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MessageSujet: Re: Mémo sur le Mont Saint-Michel...   Mémo sur le Mont Saint-Michel... EmptyMer 28 Mar - 19:35

Ael qui a écouté aussi le récit au complet, pleura sliencieusememt et quitta....
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Duc Scat
Invité



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MessageSujet: Re: Mémo sur le Mont Saint-Michel...   Mémo sur le Mont Saint-Michel... EmptyMer 28 Mar - 21:46

Lord Séryus écoutant cette histoire resta sans broncher.

Les seul mots qui sortirent de sa bouche furent.


Interressant !!! J'ai hâte de connaitre la suite.



Puis il continua de vaquer a ses occupations. Comme si cette histoire n'étais qu'un autre compte de fée.
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