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 Les peuples Écossais

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Adam Reha (Storyteller)
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MessageSujet: Les peuples Écossais   Les peuples Écossais EmptySam 3 Nov - 8:40

Historique des peuples Écossais.

On décrit traditionnellement, depuis l'historien médiéval Bède (VIlle siècle), l'Écosse comme occupée par quatre peuples, les Scotti ou Scoti, les Brettones, les Picti et les Angli. Il faut en ajouter un cinquième: les " hommes du Nord ", Scandinaves venus d'au delà de la mer du Nord, qui s'implantent précisément à partir du VIlle siècle. Ce sont les luttes entre ces cinq peuples, leurs avancées et reculs successifs, leur fusion progressive enfin, qui sont à l'origine de l'Écosse en tant que royaume et que nation.

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MessageSujet: Re: Les peuples Écossais   Les peuples Écossais EmptySam 3 Nov - 8:53

Les Scots

Les peuples Écossais Wallba11

Les Scots (Scoti ou Scotti) étaient de nouveaux venus au VIe siècle dans ce qui est aujourd'hui l'Écosse. Leur pays d'origine était le royaume de Dalriada, ou Dal Riata, dans l'actuel Ulster (Irlande du Nord).

La tradition irlandaise raconte comment le prince scot Fergus Mor serait arrivé d'Irlande avec ses frères Loarn et Angus, vers l'an 500, à la suite d'une sombre histoire de vengeance et de proscription ils se seraient installés d'abord dans les îles les plus proches de la côte irlandaise, Mull, Islay, Jura, puis dans la presqu'île de Kintyre, et auraient rapidement pris pied sur la terre ferme, depuis l'embouchure de la Clyde au sud jusqu'au Glen Mor, ou Great Glen, au nord.

Les Scots nommèrent Dalriada leur nouveau territoire, comme celui qu'ils avaient laissé derrière eux en Irlande; de fait, l'unité culturelle des deux pays, de chaque côté de la mer, subsista longtemps. C'était un peuple celte de la famille " goïdélique ": sa langue, qui survit en Écosse sous le nom de gaélique ou d'erse, est très proche de l'irlandais.

L'histoire interne des Scots d'Écosse est assez mal connue jusqu'au VIIIe siècle. Chacun des trois frères Fergus, Loarn et Angus donna naissance à une dynastie, mais celle de Fergus avait la prééminence. Très vite les Scots s'affirmèrent comme un peuple expansionniste et conquérant, s'attaquant à l'est aux Pictes, et au sud aux Britons.

Une alternance de victoires et de défaites marque leurs progrès, mais un roi tel qu'Aedan, descendant de Fergus, à la fin du VIe siècle, fait figure de grand conquérant: il bat les Pictes à plusieurs reprises, étend son influence chez les Britons de Strathclyde, repousse les attaques des Anglo-Saxons de Northumbrie. Cependant une coalition de Pictes et d'Anglo-Saxons lui inflige une sévère défaite en 603, et son petit-fils Domnall Brecc est vaincu et tué en 642 par le roi de Strathclyde.

Tard venus dans l'histoire de l'Écosse, les Scots devaient finir, après trois ou quatre siècles de luttes et de succès et revers alternés, par en dominer la totalité du territoire et par lui donner leur nom. Ils furent en cela grandement aidés par la force conquérante du christianisme, qu'ils avaient apporté d'Irlande et qui, grâce à eux, s'étendit aux Pictes et plus tard aux envahisseurs nordiques. Nous y reviendrons, car l'évangélisation de saint Columba et de ses disciples joue un rôle essentiel dans la naissance de la nation écossaise.

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MessageSujet: Re: Les peuples Écossais   Les peuples Écossais EmptySam 3 Nov - 8:56

Les Brettones

Les peuples Écossais Briton10

Les Brettones dont parle Bêde occupaient, aux Ve-VIe siècles, un vaste territoire au sud de l'Écosse actuelle, en gros au sud de la Clyde et du Forth, débordant très largement sur l'Angleterre d'aujourd'hui jusqu'au pays de Galles inclus. C'est en fait le même peuple celte que les Gallois, que seules les vicissitudes de l'histoire ont séparé de ceux-ci par suite de l'invasion des Anglo-Saxons et des Scandinaves.

À l'inverse des Pictes, il n'y a donc aucun mystère dans l'origine des Britons et dans leur appartenance ethnique. Ce sont des Celtes" brittoniques " (ce qui les différencie d'emblée des Scots, celtes " goïdéliques "), appartenant à la même famille que les autres peuples celtes qui occupaient l'Angleterre (Bntannia) à l'arrivée des Romains.

Ils étaient eux-mêmes divisés en deux groupes, l'un à l'est sur la mer du Nord (Lothian), l'autre à l'ouest sur la mer d'Irlande. Le premier groupe, que les poèmes épiques gallois appellent Gododdin, n'était autre que les Votadini cités au IIe siède par Claude Ptolémée; il fut le premier à succomber aux attaques des Anglo-Saxons dès le VIIe siècle : le roi anglo saxon Oswiu, ou Oswy, épousa la princesse britonne Riemmelth, et leur fils Egfrith unit le royaume de Gododdin au royaume anglo saxon de Northumbrie.

Les Britons de l'Ouest - Brigantes dans la liste de Ptolémée résistèrent plus longtemps. Le chroniqueur Nennius, au ve siècle, a recueilli le souvenir de leur roi fondateur, Urien Rheged, qui régnait de Carlisle jusqu'à la Clyde et fut assassiné par son rival Morcant. Ce royaume, connu sous le nom de " royaume de Strathclyde " (vallée de la Clyde), était le plus évolué des peuples de l'actuelle Écosse du point de vue de la civilisation. Les Britons de Strathclyde avaient été en étroit contact avec les Romains pendant deux ou trois siècles, puisque leur territoire s'étendait essentiellement au sud du mur d'Antonin, et ils avaient reçu d'eux l'art de l'écriture ainsi que le christianisme. L'apôtre de l'Irlande, saint Patrick (en latin Patricius), était un Briton romanisé qui avait vécu en Gaule avant d'évangéliser l'" île d'Occident " au Ve siècle.

Les légendes et traditions des Britons nous ont été transmises en grande partie par les poèmes épiques gallois du Moyen Age. On y voit entre autres le barde-prophète Myrddin devenu fou après la mort du roi Gwenddolen en 573 et vivant en ermite dans la forêt de Calyddon (Caledonia): c'est le Merlin du " cycle breton " qui nous est familier.

Mais l'incapacité des Britons à s'unir et à s'organiser de façon cohérente les condamnait à l'infériorité face à leurs ennemis. Nous avons vu que dès le VIIe siècle les Anglo Saxons firent disparaître le briton de l'Est. Celui de l'Ouest eut surtout affaire aux scots venus d'Irlande, qui finirent par absorber le Strathclyde, après plusieurs siècles de guerres et d'alliances dynastiques, tandis les Anglo Saxons conquéraient Carlisle et le sud du royaume briton, séparé de ses frères gallois depuis 613.

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MessageSujet: Re: Les peuples Écossais   Les peuples Écossais EmptySam 3 Nov - 9:01

Les Pictes

Les peuples Écossais Sans_t10

Nous avons déjà rencontré les Pictes, les " hommes peints ", qui ne sont autres que les Caledonii d'Agricola. Occupants du nord de l'Écosse au delà du Forth (y compris, à l'origine, les Orcades et les Shetland), ils ont été l'âme de la résistance aux Romains et ont su conserver jalousement leur indépendance.

Pourtant, tout ou presque tout est mystérieux en eux. Les historiens écossais parlent volontiers de l'énigme picte, et l'imagination populaire brode sur ce thème jusqu'aux limites de la science-fiction, au point qu'on a pu parler de " pictomanie " avec tous les excès que ce genre de passion comporte. Nous ignorons quelle langue ils parlaient le missionnaire irlandais Columba, nous l'avons vu, avait besoin d'interprètes au VIe siècle pour se faire comprendre d'eux -, et les témoignages que nous possédons sur eux sont contradictoires. Celtes, " proto-Celtes ", ou population autochtone préceltique, toutes les hypothèses ont été formulées, sans qu’aucune ne s’impose absolument.

Les Pictes ont laissé d'abondants monuments archéologiques, dont l'interprétation est difficile, faute de datation précise. Ce sont essentiellement des pierres dressées, couvertes de figures gravées, les unes géométriques (y compris des croix après la christianisation), les autres figuratives, quadrupèdes, oiseaux, chaudrons, chariots à roues. Ces pierres, dites " symboliques ", avaient sans doute une valeur religieuse, peut-être funéraire, sans qu'on soit en mesure de l'affirmer.
Tout aussi mystérieuses sont les inscriptions, en alphabet " ogamique " (système d'encoches gravées sur la pierre d'après l'alphabet latin) qui donnent des mots incompréhensibles et imprononçables tels que ATTOCUHETTS AHEHHTANN HCCVVEVV NEHHTONS ou BESMEQQNANAMMOVVEZ. S'agit-il d'un langage codé, ou de symboles ésotériques non littéraux, cela aussi nous l'ignorons.

C'est le moine anglais Bède, au VIe siècle, qui parle des Pictes avec le plus de détails, mais, de par son origine même, il les décrit " de l'extérieur " et sans excès de sympathie. Il affirme, ce que nous savons aussi par d'autres sources, que chez eux la succession de la royauté se faisait non pas de père en fils, mais par filiation féminine: système original qui faisait le plus souvent du neveu le successeur de l'oncle, au détriment des fils. On conçoit que les rivalités aient été fréquentes, et aussi les assassinats entre cousins.

Une autre conséquence du système était que, les filles et soeurs de rois épousant fréquemment des chefs étrangers, la royauté picte était ainsi transmise à des fils de princes d'autres pays: c'est ainsi, peut-être, que le Scot Kenneth Mac Alpin finit par unir les deux royaumes. Ce régime de transmission matrilinéaire frappait les étrangers et continue à fournir matière à d'abondantes discussions entre les ethnologues d'aujourd'hui.

Il semble qu'il n'y ait jamais eu à proprement parler un royaume picte unifié, mais plutôt une fédération de royaumes, ou de chefferies, avec un ou deux " rois supérieurs " ou suzerains. Selon les époques, les témoignages contemporains parlent de deux royaumes (Bède: Pictes du Nord et Pictes du Sud, séparés par le Mounth, chaîne de montagnes transversale au sud d'Aberdeen), ou de quatre, ou de sept. Sans doute y eut-il, au long des siècles, des émergences de dynasties locales, des fusions, des divisions. Au VIe siècle le royaume de Fortriu (où l'on retrouve le nom des Verturiones, peuple cite au ii siecle par Claude Ptolémée) était puissant autour de Dunkeld (" le fort des Calédoniens ") et de Scone. A d'autres époques on cite le royaume de Fib (Fife, qui aujourd'hui encore se vante d'être " indépendant ").

La tradition, rapportée par les bardes, attribuait à un légendaire Cruithne la fondation du peuple picte, et à ses sept fils l'origine des sept " provinces " ou tribus qui le composaient. Au VIIIe siècle le roi picte Oengus 1er exerçait une sorte de suprématie sur l'ensemble de l'Ecosse, mais il s'agit d'un épisode mal connu et, de toute façon, éphémère.

Les combats entre les Pictes et leurs voisins étaient fréquents et anciens. Le système de succession matrilinéaire en vigueur chez les Pictes facilitait les alliances et les rivalités dynastiques. Au début du IXe siècle, le roi Oengus Il, fils du roi scot Fergus et d'une princesse picte, régnait conjointement sur les deux peuples. A sa mort en 834, son fils Eoganan lui succéda. C'est à lui que devait incomber la responsabilité de faire face, avec une armée scote et picte, à une vaste offensive des Vikings venus d'Irlande et de livrer la bataille au cours de laquelle il fut tué, ouvrant ainsi une double crise de succession.

Cette bataille de 839 frappa les contemporains par l'ampleur des pertes subies par les Scots et les Pictes, au point que certains historiens écossais modernes l'ont comparée à la grande défaite historique infligée à Jacques IV d'Écosse par les Anglais à Flodden en 1513, qui faillit rayer de la carte le royaume d'Écosse. On doit cependant constater que, peu d'années après, les dégâts devaient être réparées, puisque le règne de Kenneth Mac Alpin apparaît comme glorieux dans les annales du pays.

Les origines de Kenneth Mac Alpin sont assez obscures, son père Alpin n'ayant laissé aucune trace sûre dans les généalogies. Une fois devenu roi, on le rattacha à la maison royale des Scots de Dalriada; c'est possible, sans être certain. Nous ignorons dans quelles circonstances il accéda à la royauté des Scots, sans doute comme
conséquence du drame de 839. Quelques années plus tard, il régnait également sur les Pictes, et désormais les deux royaumes devaient rester unis sans être jamais plus séparés.

Cette union est traditionnellement considérée comme l'acte de naissance du royaume d'Écosse: " Kenneth fut le premier des Scots à régner sur tout le pays qu'on appelle aujourd'hui l'Écosse ", écrit au XIIIe de la Chronique de Huntingdon. Nous verrons plus loin ce que nous savons des conditions dans lesquelles fut réalisé l'avènement de Kenneth au trône picte et de ses conséquences.
Au moment de cette union, le peuple picte était déjà christianisé grâce aux efforts du moine missionnaire Columba et d'autres moines venus du monastère scot d'Iona.

A part cela, nous ignorons à peu près tout des structures politiques, économiques et sociales des Pictes. On a émis l'hypothèse, assez vraisemblable, que l'ensemble de la population, agriculteurs et pêcheurs, était de souche préceltique, héritière directe de la culture néolithique, soumise à une classe guerrière descendant des envahisseurs celtes, exerçant le pouvoir et levant des impôts en nature.

Quant au mode de vie, il devait se situer au même niveau que celui des autres peuples celtiques et germaniques de la même époque: agriculture rudimentaire, élevage, chasse, pêche, artisanat du textile et de la poterie, usage limité des métaux, violence endémique. La défense était assurée par des forts bâtis en bois et pierre, qui pour la plupart ont subsisté sous forme de pierres vitrifiées par l'incendie, d'où leur nom de " forts vitrifiés ". Les brochs préhistoriques ont subsisté jusqu'à la fin du royaume picte, ainsi que les chambres souterraines, refuges ou greniers, surtout dans le Nord.

Nous ne savons avec certitude ni Si les Pictes étaient monogames ou polygames ni quelles étaient leur langue et leurs croyances avant l'implantation du christianisme.

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MessageSujet: Re: Les peuples Écossais   Les peuples Écossais EmptySam 3 Nov - 9:10

Angli ou Saxones (Anglos-Saxons)

Les peuples Écossais Sanhog11

A peu près contemporain de l'arrivée des Scots venus d'Irlande sur la côte ouest de l'Écosse, un autre peuple, appelé lui aussi à une brillante destinée, pénétrait par le Sud-Est.

Il s'agit de gens venus de l'autre côté de la mer du Nord, soit du Danemark, soit d'Allemagne septentrionale; les chroniqueurs de l'époque les nomment Angli ou Saxones (les deux termes étaient reconnus comme équivalents: Gens Anglorum sive Saxonum, écrit Bède au VIIIe siècle ; le nom composé Anglo Saxons, bien que moderne, a l'avantage de fondre en une seule les deux appellations synonymes).
Ils s'étaient installés d'abord dans le sud de la Britannia en y fondant de petits royaumes indépendants, Wessex (Saxons de l'Ouest), Sussex (Saxons du Sud), Essex (Saxons de l'Est).

D'autres groupes s'établirent au nord du Humber, autour d'York et de Bamburgh, sous le nom de Bernicia et de Deira. Ces deux groupes fusionnèrent ensuite pour former le royaume de Northumbria, qui s'affirma, au VIIe siècle, comme l'une des puissances principales de l'île britannique et fit preuve d'une force conquérante lourde de conséquences pour l'avenir.

À l'inverse des Britons et des Scots (et peut être des Pictes), les Anglo-Saxons n’étaient pas des Celtes, mais des Germains. Ils étaient païens à l'origine, mais adoptèrent le christianisme à partir du VIe siècle grâce à l'évangélisation de l'évêque Augustin, envoyé par le pape Grégoire le Grand. La chose a son importance, car il s'agit d'une autre forme de christianisme que celle des Scots et des Britons: ce sera, au VIIIe siècle, l'un des points de discorde les plus marqués entre les deux civilisations.

Dès 603, le roi anglo-saxon de Northumbrie Aetheifrith bat les Scots de Dalriada à " Degrastan " (lieu non identifié), puis, dix ans plus tard, les Britons à Chester.

Le récit de cette dernière bataille, sous la plume de Bède, contient un épisode caractéristique: des moines irlandais de Bangor, venus pour soutenir de leurs prières leurs frères celtes, furent massacrés après la défaite par les Anglo-Saxons; et Bède, lui-même moine, mais anglo-saxon, attribue leur punition par Dieu au fait qu'ils avaient refusé de se rallier à la liturgie romaine.

La bataille de Chester, grande victoire pour les Anglo-Saxons, leur permit d'atteindre la mer d'Irlande et sépara définitivement les Britons de Strathclyde de leurs frères du pays de Galles.

Sous les rois Oswald et Oswiu (633-670), la Northumbrie anglo saxonne s'étend vers le nord. Aux environs de 650, elle atteignait le fifth of Forth. Une nouvelle fois - comme au temps d'Agricola et de Septime Sévère, l'Ecosse était menacée d'annexion par un conquérant venu du Sud.

Une nouvelle fois, le conquérant fut arrêté au nord du Forth, cette fois à " Nechtansmere " (Dunnichen Moss, près de Foffar). Cette bataille, livrée en 685, marque le point ultime de l'avance des Anglo-Saxons vers le nord, comme celle de Mons Graupius, en 83, avait marqué l'arrêt des Romains.

Nechtansmere est devenu pour les nationalistes écossais d'aujourd'hui une sorte de symbole; son treizième centenaire a donné lieu, en 1985, à des manifestations historico-folkloriques qui ne doivent cependant pas faire oublier que les Anglo-Saxons, après la défaite - où fut tué leur roi Egfrith -' demeuraient les maîtres du pays au sud du Forth, et qu'à l'ouest ils occupaient la moitié du royaume briton de Strathclyde.

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MessageSujet: Re: Les peuples Écossais   Les peuples Écossais EmptySam 3 Nov - 9:13

L'INVASION DES " HOMMES DU NORD "

Les peuples Écossais Viking10

Les bouleversements ethniques, commencés au Ve siècle par l'arrivée des Scots et des Anglo Saxons, se poursuivirent au VIIIe siècle par celle de nouveaux envahisseurs venus de Norvège sur leurs bateaux invincibles que nous appelons à tort des " drakkars ".

Les historiens anglais les nomment d'un terme générique, les Norsemen les hommes du Nord (pour éviter toute confusion avec les Normands de Guillaume le Conquérant, de même origine, mais beaucoup plus tardifs, nous utiliserons, pour les désigner ici, le terme de Vikings, " guerriers de la mer", qui nous est plus familier)
Ce sont eux qui, sous le nom latin de Normanni, terrorisaient la France de Charles le Chauve et de Charles le Simple. " A furore Normannum, protege nos Domine ", chantait-on dans les églises. Les ravages et l'épouvante n’étaient pas moindres dans l'île britannique, les Vikings ne faisant pas de différence, dans le pillage et les massacres, entre populations celtiques et germaniques: la destruction de l'abbaye anglo-saxonne de Lindisfarne fait pendant à celle de l'abbaye scote d'Iona. L'historien écossais Alfred P. Smyth parle à leur propos d'une cruauté " quasi pathologique ".

La civilisation des Vikings nous est assez bien connue, grâce aux nombreuses trouvailles archéologiques et aux sagas, poèmes épiques à demi légendaires conservés à partir du VIIIe siècle. Après les premières expéditions de pure razzia vers 790-800, les hommes du Nord s'installent à demeure, d'abord dans les îles Orcades, Shetland et Hébrides, puis sur la terre ferme en Caithness et Sutherland. En vagues successives, ils fondent un royaume en Irlande (Dublin sera une ville scandinave pendant un siècle et demi) et pénétrant au cœur de l'Angleterre, s'emparent d'York en 866 d'où ils chassent les Anglo-Saxons.

Aux IXe et Xe siècles, l'implantation des Vikings est un élément essentiel de l'échiquier politique militaire dans le nord et l'ouest des îles Britanniques. Entre les Scandinaves des Orcades, ceux de Dublin et ceux d'York, les rois scots sauront jouer un jeu habile d'alliances qui leur permettra, en fin de compte, de rafler la mise à leur profit vers le milieu du XIe siècle.

Certains historiens pensent qu'aux VIIIe-IXe siècles le climat de l'Écosse et des îles était plus doux qu'aujourd'hui, ce qui expliquerait le développement d'une civilisation assez évoluée dont témoignent les sites archéologiques scandinaves de l'île de Saint-Ninian, d'Underhoull et de Jarlshof dans les Shetland, de Birsay et de Bucquoy dans les Orcades : longues maisons aux murs de pierre et de terre battue, culture de l'avoine et du fourrage, élevage du mouton et des bovins, tissage de la laine, usage d'argenterie et de bijoux dorés à motifs géométriques. La pêche en mer représentait évidemment une source d'alimentation importante.

Les Vikings étaient païens; une tombe exhumée dans l'île de Colonsay (Hébrides intérieures) montre qu'un chef s'était fait inhumer là dans son vaisseau, avec ses armes, ses chevaux et des monnaies. Les philologues nous enseignent que les noms d'îles terminés en ay sont de langue scandinave; presque tous les toponymes des Orcades et des Shetland et plusieurs des Hébrides appartiennent à ce groupe linguistique.

En dehors des îles, on recense des établissements scandinaves dans le nord de l'Écosse (Caithness, Sutherland), et même dans le Sud-ouest (Dumfries, Wigtown). Mais les relations de ces territoires conquis par les Vikings aux VIIIe-IXe siècles avec les royaumes voisins, scots, britons, pictes ou anglo-saxons restent essentiellement conflictuelles.

Si les îles du Nord étaient destinées à demeurer sous domination scandinave jusqu'à une époque avancée de l'histoire, les populations nordiques implantées dans les Hébrides et sur la terre ferme furent apparemment assimilées assez rapidement par les peuples établis avant elles. A part les noms de lieux, on ne relève guère de traces durables de l'implantation des Vikings au sud du Caithness et du Sutherland.

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